Depuis son intronisation, SM. le Roi Mohammed VI a explicité son projet et l’a concrétisé. La vision est claire, son énoncé est transparent et les tâches qu’elle réclame à tout un chacun ont été exposées à plusieurs reprises.
Le rythme du Roi est impressionnant. Il est en mouvement perpétuel et fait avancer l’ensemble des réformes et des chantiers en même temps, dans une cohérence dont il a, seul, le secret.
Certaines structures sclérosées et certains hommes essoufflés ont démontré qu’ils ne peuvent pas suivre le rythme. Cela concerne les politiques, bien évidement, mais aussi le privé issu de l’économie de rente. Il est clair que ceux qui ne suivent pas le rythme se retrouveront éjectés par un processus bien installé et qui fonctionne à plein régime.
C’est cette constatation qui a incité Fouad Ali El Himma à se jeter dans l’arène politique, lui l’un des hommes les plus proches du Souverain et qui cernait le mieux les ambitions du projet national. Le parrain du PAM ne cesse de rappeler qu’il faut que toutes les institutions se mettent au diapason de l’action royale.
Nous sommes à une étape cruciale où il nous faut collectivement redoubler d’efforts pour assurer l’émergence, la crédibilité des institutions et la modernisation non pas de l’économie, mais de la société dans son ensemble. C’est une étape qui donnera naissance à ses propres hommes. Dans ce processus, il n’y a pas de place pour les situations acquises et tous ceux qui ne peuvent accélérer le rythme seront remplacés.
Nous avons maintenant l’expérience de onze années de règne. Sa Majesté a démontré que les plus hautes responsabilités étaient accessibles à tous, à condition de démontrer sa compétence, la disponibilité et l’intégrité requises. Mais nous savons aussi que les sanctions sont immédiates et sans concession. Les hauts responsables sont sous évaluation permanente.
Ce mode de gestion est une conséquence logique de l’implication du Roi, une implication personnelle concernant tous les dossiers. Dans cette situation, c’est à lui, et uniquement à lui, de choisir ses hommes, ses collaborateurs.
Pour suivre le processus, la classe partisane doit d’abord faire de ses structures des institutions attractives pour les profils pointus, les grandes compétences, et non pas être obligée de les coopter chaque fois qu’on lui propose un ministère. Ce décalage dans le rythme comme dans la qualité des hommes nuit à la marche démocratique. Il n’est pas question de laisser cette situation freiner le développement.





